Ouverture du marché des jeux en ligne liberalisation du poker et des paris
Pékin interdit l'investissement étranger dans les jeux en ligne
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La Chine a décidé de bannir les investissements étrangers dans l'industrie des jeux vidéo en ligne pour s'assurer un meilleur contrôle sur un secteur en pleine expansion.
L'autorité chinoise de régulation du secteur, l'Administration générale de la presse, des publications et du droit d'auteur (GAPP), a émis samedi une circulaire interdisant l'entrée d'investisseurs étrangers sur le marché national des jeux en ligne, que ce soit via des coentreprises, des coopératives ou des entreprises détenues à 100% par des capitaux étrangers.
La nouvelle directive interdit également aux sociétés étrangères de jouer de leur influence indirecte sur des entreprises chinoises en concluant des partenariats ou via des transferts de technologie.
Le marché du jeu vidéo en ligne en Chine est l'un des plus dynamiques au monde avec un chiffre d'affaire attendu en hausse de 30% à 50% cette année, ce qui le valoriserait entre 24 et 27 milliards de yuans (2,4 à 2,7 milliards d'euros), selon le GAPP.
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En chasse contre les sites de paris sportifs en ligne, la Fédération française de tennis (FFT) a la justice de son côté. La chambre d'appel du tribunal de Paris a en effet confirmé mercredi l'interdiction pour le site Unibet de proposer des paris sportifs sur Roland-Garros. L'opérateur a été condamné à verser 1,2 million d'euros de dommages et intérêts à la (FFT), organisatrice du tournoi, soit 700.000 euros de plus qu'en première instance.
En mai 2008, le tribunal de grande instance de Paris avait condamné Unibet pour "atteinte au monopole d'exploitation" (de la FFT NDLR) et "parasitisme". Mercredi, la chambre d'appel a donc confirmé cette décision et a reconnu en plus la contrefaçon de la marque Roland-Garros, qui n'avait pas été retenue en première instance. Unibet a été condamné à verser à la FFT 500.000 euros de dommages et intérêts pour "parasitisme", 300.000 euros pour la reconnaissance du droit de propriété - deux amendes alourdies en appel - et 400.000 euros sur la contrefaçon de la marque.
Jeux en ligne: Feu vert de l'Assemblée attendu mardi
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Une cinquantaine d'opérateurs, selon Eric Woerth (Budget), devrait être autorisée en France alors que 20.000 font actuellement des offres de paris en toute illégalité. Pour le ministre, il y "grande urgence à mettre de l'ordre". "Tout l'enjeu du dispositif est que l'offre légale assèche l'offre illégale", fait valoir le rapporteur du texte Jean-François Lamour (UMP).
Mais pour l'opposition, le texte vise purement et simplement à "légaliser" les activités illégales "de ceux qui se sont déjà installés dans le paysage de facto" et d'autres qui attendent le feu vert. Dans leur viseur, les "Amis du Fouquet's", qui avaient célébré le 6 mai 2007 la victoire de Nicolas Sarkozy dans cet établissement parisien, propriété de Dominique Desseigne, patron des casinos Lucien Barrière.
Le marché des jeux d’argent en ligne, qui a généré en 2008 un chiffre d'affaires de près de 800 millions d'euros en France, aiguise en effet l'appétit de nouveaux acteurs : organisateurs de paris en ligne, clubs sportif, publicitaires et médias... Aujourd'hui, il s'agit d'un monopole du PMU (540 millions d'euros) et de la Française des jeux (219 millions).
Devant les députés, M. Woerth a annoncé "des poursuites" contre les contrevenants et promis que l'Arjel, l'Autorité de régulation des jeux en ligne mise en place par le texte, n'instruirait les demandes "de sites demandeurs que s'il n'y a pas de publicité en cours".
Paris en ligne : une libéralisation au goût douteux
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Depuis le début de la saison l’Olympique Lyonnais arbore un maillot vierge de tout sponsor. La cause: l’OL a signé un contrat de partenariat avec BetClic, une des principales sociétés de paris en ligne européennes, mais la législation française n’autorisera les jeux en ligne (et donc leur publicité) qu’au 1er janvier 2010... Le nouvel an offrira alors aux clubs français l’opportunité d’une manne financière supplémentaire, mais l’éthique s’y retrouvera-t-elle?
Pour avoir tenté le bras de fer avec la Ligue du Football Professionnel en voulant afficher son sponsor dès le mois d’août, l’Olympique Lyonnais n’a fait que médiatiser un peu plus son nouveau partenaire financier, une très «honorable» société basée à Malte. A la différence d’autres clubs français qui ont d’ores et déjà signé en toute discrétion de juteux contrats avec des sociétés de paris en ligne (l’OM avec ce même BetClic, le PSG avec Unibet, les Girondins de Bordeaux étant quant à eux en pourparlers avec Bwin, lui-même sponsor officiel, entre autres, du Real Madrid et du Milan AC).
Les enjeux financiers ne sont pas anodins dans la mesure où le contrat entre l’Olympique Lyonnais et BetClic serait de l’ordre de 5 M€ par saison, sur 2 ou 3 ans, et celui du Paris Saint-Germain avec Unibet de 3 M€ par saison, sur 3 ans. C’est-à-dire 3,6% du budget estimé de la saison 2009/2010 pour l’OL (140 M€) et 4% de celui du PSG (75 M€), soit des sommes représentant le quart des recettes de billetterie de ces clubs, ce qui est loin d’être négligeable.
L’Assemblée Nationale examine actuellement le projet de loi sur l’ouverture à la concurrence des paris en ligne, avec en ligne de mire la libéralisation de ce secteur pour le 1er trimestre 2010 (1). Sous la pression de la Commission européenne la France n’aura ainsi fait que s’aligner sur le credo libéral incontrôlable et incontrôlé de Bruxelles (2), et par la même occasion qu’entériner une situation déjà préoccupante pour le football à bien des égards (3).




